Loin de se limiter au chaton Hello Kitty ou à Pikachu et sa cohorte de Pokemon, les héros de mangas, de jeux ou de dessins animés ainsi que les mascottes de régions ou entreprises peuplent le Japon où ils font recette tant auprès des adultes que des enfants.
Le chiffre d'affaires tiré des droits et des produits liés à ces personnages emblématiques est évalué à près de 25 milliards d'euros par an, en dépit de la baisse du nombre d'enfants.
C'est que les grands s'y intéressent aussi, et pas qu'un peu, au point qu'ils ont été des milliers à faire le déplacement début juillet dans le quartier commerçant Yanagase de la ville de Gifu, au centre du Japon, pour rencontrer les mascottes des 47 préfectures de l'archipel.
"Les Japonais ont grandi avec les personnages d'animation et de manga", justifie Noriaki Sato, président de Radetzky, société organisatrice de ce rassemblement.
Depuis des décennies, les surnommés "kyarakuta" (caractères, personnages) servent de faire-valoir promotionnels à des localités ou à des entreprises, symbolisant plus ou moins une spécialité ou illustrant un slogan.
Ainsi en est-il du "Melon Kuma" de la ville septentrionale de Yubari, dont la tête d'ours émerge d'un melon, représentant ainsi les deux particularités de cette cité.
A Niigata (côte de la mer du Japon), où la neige tombe en abondance chaque hiver, la mascotte est un homme moustachu nommé "Lerch-san", de Theodor Edler von Lerch, un officier originaire d'Autriche-Hongrie qui a introduit le ski alpin au Japon et a formé des militaires nippons (voir http://www.niigata-snow.jp/lerch/).